Parcours n°5



Temps : 1 heure et 45 minutes

Difficulté : Moyen     Balisage : Orange puis jaune

Aller par 5 : 1h45 Aller par 4 et retour par 5 : 3h30 Il peut être emprunté : - soit à la suite du circuit n°4 et donc en descente, - soit au départ de Bisinchi par le haut du village à droite au lieu dit « Palma » et donc en montée. Au départ de Bisinchi, suivre le panneau « e piane » par un chemin balisé en orange. Vous traverserez un ruisseau. Puis déboucherez sur un croisement de pistes praticables en 4x4. Prendre celle sur la droite qui monte indiquant « Bocca di Mulaia » avec un balisage jaune. Au lieu dit « Campaghinacciu », vous pourrez vous désaltérer à la fontaine aménagée. Quelques mètres plus loin, à l'ombre des châtaigniers, vous passerez à proximité d'un « Chjostru ». A la fin de la piste, vous arriverez à des captages d ‘eau. Vous emprunterez alors un chemin sur la droite indiquant toujours « Bocca Mulaia » mais qui monte de façon plus soutenue. Vous arriverez alors à la Bocca Mulaia (936 m) qui offre une vue panoramique. Sur la droite, vous apercevrez le Mont San Pedrone, aussi surnommé « chapeau de Napoléon »; et en face, le Mont Sant'Angelu. Attention vue dégagée davantage le matin. Vous pourrez alors redescendre en empruntant le même itinéraire.


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U Chjostru et la récolte des chataignes

Histoire et culture.


Pendant plusieurs siècles, la châtaigne a occupé une place prépondérante dans l’activité économique insulaire. On a même pu parler de véritable « civilisation de la châtaigne ». La diffusion et l’extension du châtaignier a même donné son nom à une région : la Castagniccia.
Dès le XVè siècle, la culture de la châtaigne a été encouragée par les Génois puis par la France mais a nécessité de nombreux efforts. En effet, il faut entre dix et quinze ans pour qu’un châtaignier donne sa première petite récolte. Il donne ses meilleurs résultats comme arbre fruitier dans une période qui s’étend de 35 à 70 ans.

Il existe plusieurs qualités de châtaignes :

- l’insitina de grosseur moyenne et de bonne qualité,
- la pitrina ou teghja reconnaissable à sa forme plate,
- la tricciuta qui se présente en bouquets de bogues.

La châtaigne a, durant de nombreuses années, été considérée comme la nourriture du pauvre avant l’introduction de la pomme de terre. Cet aliment permettait de palier aux disettes. En effet, il s’agit d’un féculent et sa composition la rend très nutritive. Les Corses qualifient le châtaignier d’arbre à pain. L’exode rural et la guerre de 1914-1918 ont mis un coup d’arrêt à l’exploitation intensive des châtaigneraies. Le saccage des châtaigniers a débuté avec l’installation en Corse des usines de teinture. On assistait à une véritable « taglia, taglia » : chaque année, 30 à 40 tonnes de bois étaient portées aux usines sans être remplacés. La culture de châtaigne est, de nos jours, moins importante économiquement parlant. La principale application commerciale de la châtaigne reste la vente de farine (85 % de la récolte annuelle).

La récolte des châtaignes.

Peu avant la récolte, les exploitants procédaient au nettoyage sous les arbres à la faux ou à la faucille (a diraschera). Le châtaignier, grâce à ses racines qui n’épuisent pas la terre, préserve les sols de l’érosion.
La récolte (a cugliera) commençait à la mi-octobre. Toute la population villageoise était alors mobilisée (femmes, hommes et enfants). Ils passaient leur journée courbés vers le sol pour recueillir, à l’aide d’une petite fourche en bois à trois dents recourbées (a ruspula) qui permettait d’écarter les feuilles et les bogues, les châtaignes. On les déposait alors dans un panier de forme ovale (a sporta).
Les châtaignes pouvaient être apportées directement au séchoir (u grataghju) pour les sécher ou si le lieu de la cueillette était trop éloigné, on pouvait les conserver quelques semaines sur place, dans des petits encols en pierres sèches, ventilés latéralement et recouverts d’un toit sommaire (u chjostru).
Au séchoir, les châtaignes étaient étalées et retournées sur des claies en bois situées au dessus du fucone cela pendant 3 semaines au minimum. On les sortait alors du séchoir pour procéder au battage destiné à les débarrasser de leurs deux peaux. Pour enlever la peau extérieure (a bughja), on employait un sac en peau de porc ou un sac en toile robuste que l’on remplissait de châtaignes et que l’on frappait contre un gros billot de bois (u troppu). Il restait alors la peau interne, plus fine (a lesina). Pour l’ôter, on passait les châtaignes dans un four tiède et les laisser refroidir lentement. Le lendemain, les villageois les battaient à nouveau pour obtenir des châtaignes prêtes à partir au moulin.
Les feuilles, longues et dentelées, étaient quant à elles ramassées à la mi-novembre et séchées pour être ensuite utilisées comme support en cuisine (confection des falculelle, des migliacci…).
Fraiches, les châtaignes se mangent bouillies ou grillées. Séchées, elles sont employées entières en cuisine ou transformées en farine.

Aujourd’hui, sous l’effet de l’exode rural et du manque d’entretien, différentes maladies affectent les châtaigniers :

- l’Encre : Champignon microscopique qui provoque le jaunissement des feuilles
et le dessèchement des branches des cimes,

- le Chancre : Champignon microscopique qui provoque une boursouflure au niveau des ramifications
entrainant le craquèlement de l’écorce qui tombe par plaques.


CARBUNARU

CARBUNARU

Lors de vos balades, vous pourrez apercevoir de nombreux vestiges de charbonnière, ils
sont reconnaissables par le muret autour d’une surface plane et abritée des vents et à
proximité d’un ruisseau, à la différence des aghja qui sont exposées au vent. Pour faire du
charbon, il faut du feu et de l’eau, afin de limiter les risques de voir le feu s’échapper d’une
meule. Les charbonnières pouvaient mesurer 6 mètres de diamètre et 3 mètres de hauteur
et demandaient 3 jours de travail pour les monter et 1 à 2 jours pour les allumer.
Le charbon de bois constituait une ressource essentielle dans le paysage industriel Corse
car il indispensable dans la fabrication du fer. La demande explosa pendant la Première
Guerre mondiale pour la fabrication des armes, le prix du charbon s’envola et des milliers de
personnes vivaient de cette industrie. L’arrivée du gaz naturel dans les années 1960 mis un
terme aux exploitations de charbon en Corse.

Principe :
Pour fabriquer du charbon, il faut carboniser du bois sans oxygène ni air afin de ne pas faire
brûler le bois comme dans une cheminée mais de l’étouffer pour le transformer en charbon.

Procédé :
Dans un premier temps, le charbonnier cherche un emplacement plat dans une forêt de
chêne vert, arbousier, scopa pour avoir le bois nécessaire proche et à disposition pour
alimenter principalement. Ensuite du bois était coupé.
Pour monter la charbonnière, il faut commencer par construire une armature en croisant le
bois ce qui représentera la cheminée centrale de la charbonnière. Les bois sont assemblés
en rond.

Ensuite, il faut renforcer la cheminée principale pour qu'elle tienne bien droite avec des bois
tout autour montés en dôme. Il était d’usage de disposer les plus gros morceaux de bois en
premier. Les petits bois servent, quant à eux, à boucher tous les trous, afin de la rendre
étanche et limiter la circulation de l’oxygène.
Une fois que l'armature est terminée, le charbonnier recouvre la charbonnière de fougère
puis de feuilles de chênes et enfin de terre et commence l’allumage.
Le charbonnier dormait à proximité afin de vérifier que le charbon ne s’enflamme pas. Il se
focalisait sur la fumée, en effet une fumée bleutée signifie que le charbon est fait. Si elle est
blanche, le bois ne s’est pas totalement transformé en charbon.
Après 4 à 6 jours de combustion, la charbonnière affaisse. Cette fameuse terre si meuble,
;est glissée entre les bois et a stoppé la combustion. C’est alors que l’on récupère les
cristaux de charbon.
Le ratio 100 kilos de charbon pour 500 kilos de bois


Bélier Hydraulique

Le bélier hydraulique

C’est une invention de Joseph Michel Montgolfier en 1792. Ernest Sylvain Bollée améliore et
concrétise son invention et dépose un brevet en 1857. Il existe 2 pompes bélier en Corse
dont une à Fornu.

Le bélier hydraulique permet de pomper de l’eau à une certaine hauteur en utilisant
l’énergie d’une chute d’eau de hauteur plus faible, avec un dispositif mécanique et
hydraulique.

Principe de fonctionnement
Tout le système repose sur une soupape, relativement lourde, guidée verticalement, autour
de laquelle circule de l’eau provenant du réservoir tampon situé 5 mères plus haut. C’est
cette dénivellation qui permet à l’eau d’être sous pression.
Au début du cycle, l’eau descendant du réservoir tampon circule de plus en plus vite autour
de la soupape verticale pour s’écouler vers l’extérieur jusqu’au moment où son énergie
cinétique compense le poids de la soupape. Celle-ci se referme alors brutalement en
donnant le « coup de bélier ». A cet instant, une surpression se produit. L’énergie cinétique
présente dans la colonne d’eau avant la soupape fermée est alors dirigée vers une cloche en
fonte en ouvrant une deuxième soupape (clapet anti retour). L’eau s’introduit dans la cloche
à air qui sert de tampon pour absorber une partie du choc du coup de bélier et comprime
l’air présent dans la cloche jusqu’à ce que l’énergie dépensée dans la compression de l’air
soit égale à l’énergie cinétique de la colonne venant du bassin tampon. De là, l’eau s’évacue
dans la canalisation de refoulement menant au réservoir supérieur situé 30 mètres plus
haut.
Quand la pression dans la conduite d’arrivé d’eau redescend en dessous de la pression du
circuit de refoulement, le clapet anti retour se referme et la soupape verticale se rouvre sous
l’action de son ressort. Ce cycle peut alors recommencer…
Il se reproduit à intervalle régulier et la succession des opérations est entièrement
automatique. Elle se perpétue, jour et nuit, pendant des années sans intervention, à la seule
condition que le bélier reçoive une quantité d’eau motrice suffisante et qu’aucun corps
étranger ne vienne obstruer les clapets. C’est un dispositif peu couteux et pratiquement sans
entretien qui convient particulièrement en montagne.

Adresse


20235 - Bisinchi

Téléphone